On a parfois parlé, à propos du Jardin aux Pommes gourmandes, d’une école de Stylus Gragerfis. Le terme est excessif. Il n’y eut ni programme, ni maître au sens où l’entendent les amateurs de doctrines bien ordonnées. Le Jardin était un lieu où l’on se tenait, où l’on écoutait, et surtout où l’on cessait d’exiger des réponses trop complètes. Les pommes, abondamment commentées par les érudits, n’y servaient ni d’allégorie ni de symbole profond : elles étaient simplement là, et cela suffisait. C’est précisément ce qui a dérouté les commentateurs. Ne trouvant ni système ni enseignement structuré, ils ont supposé une pédagogie cachée. Il est plus probable qu’il n’y eût rien à découvrir. Le Jardin n’enseignait pas. Il rendait l’enseignement moins nécessaire a écrit Théasar du Jin.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
-
Embarcation légère, presque vivante, dont la fonction première n’est pas d’aller quelque part, mais de trouver le passage. Les Anciens ne la...
-
Ce Glossaire n’est pas un récit linéaire. Il s’ouvrira par fragments, entrées isolées, surgissements — autour bien évidemment de Raymond Cha...
-
Figure antérieure à toute doctrine, artisan du cercle du Magnus Nihil , symbole d’une ontologie sans discours et d’une mesure sans système. ...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire